Le marchand de chèvres, la bergère et le juge

Le marchand de chèvres, la bergère et le juge

 

Il était une fois une jeune bergère qui s’installa dans une vieille ferme abandonnée et rendit l’endroit prospère. Elle s’appelait Grâce. Le travail à la ferme était rude, mais la jeune femme ne perdait jamais de sa bonne humeur.

Les semaines et les mois passèrent. Les affaires fleurissaient de jour en jour, bien au-delà des espérances de Grâce. Au petit matin, elle commençait par traire ses brebis. Elle chantait des chansons douces et gaies, et ses pas si légers ressemblaient à une danse…

Les gens aimaient bien Grâce. On disait que … c’était une bonne fille… quoique un peu bizarre tout de même. En fait, on n’était pas sûr qu’elle eût toute sa raison…

« Je dirais qu’elle innocente, notre bergère. Oui. Bref, sûrement un peu folle, mais rien de grave. Rassurez-vous ! Elle a la chance de vivre auprès de nous », commentaient les villageois.

Tous les matins, elle prenait le chemin du village pour aller vendre le lait frais de ses brebis. Sur la route, dans une maison ornée de fleurs, vivait une vieille dame…


Firouzeh Ephrème

 

L’Amérique

À l’attention des élèves du lycée André Malraux de Montataire – Décembre 2010,

L’Amérique

Il était une fois, une vielle dame qui vivait dans une grande maison. Sans mener la grande vie, elle ne manquait de rien, sauf peut être quelqu’un avec qui elle aurait bien aimé discuter, rire et se confier. La vieille dame avait trois neveux qui vivaient en Amérique…

Le sel

Le savoir est le pouvoir

A l’attention des élèves du lycée Adrienne Bolland, classe UPE2A et de leur professeur Madame Sandrine Neraud.

L’amitié entre le cheval et l’âne

L’amitié entre le cheval et l’âne

L'amitié entre le cheval et l'âne

Le cheval venait de s’installer dans la vallée. Il se sentait heureux : l’herbe était fraîche et les fontaines d’eau jaillissaient çà et là. Le cheval galopait dans la vaste vallée et savourait chaque instant. Toutefois, il se sentait un peu seul et la présence d’un ami lui manquait…

 

Firouzeh Ephrème-Farzaneh

La princesse des pierres (conte)

La princesse des pierres

 LA PRINCESSE DES PIERREDans un beau et vaste royaume, un peuple menait une vie prospère. Cependant, le pays était entouré d’une chaîne montagneuse et beaucoup d’hommes rêvaient de la franchir pour découvrir le reste de la terre. Hélas, tous ceux qui avaient tenté l’aventure y avaient laissé la vie. Sur ordre du roi, il fut donc interdit de s’approcher de la montagne et à plus forte raison de l’escalader.

Un jour, le jeune Prince, prénommé Pierre, se promenait seul près de la montagne. Il regarda le sommet le plus élevé et se dit :
« Il serait grand temps que quelqu’un prenne enfin son courage à deux mains pour franchir cet obstacle qui coupe le royaume du reste du monde. »
Il se lança dans l’aventure et commença à escalader la paroi. Mais à mi-parcours, les prises devinrent si difficiles qu’il dut se rendre à l’évidence : impossible de continuer à monter, ni même de redescendre sous peine de se briser les os. Déplorant son sort, le Prince murmura désespérément :
« Ah, Montagne, si tu pouvais m’entendre, si tu pouvais venir à mon secours, je t’accorderais ce que tu me demanderais. »
– C’est entendu !
La voix, qui lui avait répondu, venait de la Montagne. Elle poursuivit :
–  Je te laisse la vie sauve, mais le moment venu, tu te marieras avec la Princesse des Pierres.
– C’est promis, accepta le Prince en tremblant, le regard tourné vers le vide.
À cet instant, quelques pierres bougèrent, un escalier se dessina et le Prince descendit sain et sauf.

Plusieurs années s’écoulèrent…

Firouzeh Farzaneh- Ephrème

Parlez-moi des mots du cœur

Parlez-moi des mots du cœur

Jadis, en Perse vivait un roi. Son vizir était très intelligent et très sage. Ce dernier n’avait qu’une fille prénommée Shadi, à laquelle il donnait toute son affection et tout son amour. Un jour, le roi demanda au vizir d’aller à l’étranger, de parcourir les pays et de décrire toutes les belles choses qu’il verrait sur son chemin. Le vizir resta sur place un instant, la tête penchée, sans rien dire : il réfléchissait.
– S’il s’agit de votre fille, dit le roi, vous pouvez me la confier, à moi et à la reine. Nos enfants ont grandi ensemble, elles sont comme des sœurs.
– Mon bon roi, si vous me le permettez, dit le vizir, je préfère l’emmener avec moi.

Une semaine plus tard, le vizir, accompagné de gardes, de domestiques, de secrétaires, d’un cuisinier et bien sûr, de sa fille, se mit en route vers les villes lointaines…

Vidéo en persan

Le paradis

 

Cette histoire a été écrite en novembre 2012 pour les élèves du collège Pierre et Marie Curie à l’Isle-Adam. Quelques mois plus tard, elle était publiée dans la revue Missives.

L’histoire commence par une petite fille qui, subjuguée par le Paradis, l’établissement dans lequel son père travaille, raconte ses souvenirs à son frère autiste…

Le paradis

 

Le paradis est l’endroit le plus merveilleux du monde. Il a de grandes portes qui s’ouvrent par enchantement. Au paradis, les soucis n’existent pas. Tout est tranquille, et les gens sont heureux. Au paradis, la cuisine est immense, et un buffet à volonté est proposé mais pas comme vous l’imaginez ! C’est beaucoup mieux ! Le poisson n’a pas d’odeur de poisson, et il fond dans la bouche. Au paradis, la pomme au miel est accompagnée de viande, et il y a toutes les confiseries que l’on veut. Au paradis, le chocolat est en forme de cœur avec une pistache ou une amande par-dessus. Et tout le monde peut admirer une sirène confectionnée dans un gigantesque morceau de glace. Rien n’est impossible au paradis. Le paradis est magnifique. J’en sais quelque chose, puisque mon père en était le portier. Tous les soirs, je ferme les yeux en pensant au paradis pour m’endormir. Je m’en rappelle bien…

 

 Firouzeh Ephreme