Cette histoire a été écrite pour les élèves du collège Pablo Picasso de Saulx-Les-Chartreux (91-Essone).

Bonjour,
Avant que vous ne poursuiviez votre lecture,  je voudrais remercier les élèves ainsi que leurs enseignants : Madame Noémie Bochet, Aurélie Desches Lievens, Balkiss Villaume, Estelle Cirotteau qui nous ont chaleureusement reçus.

Firouzeh Ephrème

Pour un billet de 50 euros

Madame Marchal était une jeune femme dynamique, qui croquait la vie à pleines dents. Avec son fils, Théo, elle vivait dans un appartement situé dans un quartier calme et verdoyant de la ville. Hélène Marchal s’était lancée dans le métier de traiteur, et travaillait avec sa collaboratrice, une excellente cuisinière prénommée Sabine.
Un lundi matin, le collège appela Hélène Marchal. Quelques jours auparavant, Théo avait demandé à une camarade de classe ce qu’elle accepterait de faire pour un billet de 50 euros.
– C’était stupide ! Mais où avais-tu la tête ? demanda Hélène.
– Ça va. Je n’étais pas le seul, et tout le monde a rigolé, se défendit Théo.
– Apparemment, ça n’a pas dû faire rire Clémence. Elle était bouleversée, et ses parents ont appelé le principal.
– Si on ne peut rien dire, maintenant ! ajouta Théo.
– Je croyais que vous étiez amis…
– Elle est coincée. Je ne lui parlerai plus jamais.
– J’hallucine ! Tu présenteras tes excuses à Clémence, exigea Hélène.
– Pourquoi ?! C’est à elle de s’excuser !
– Le pire, c’est que tu ne sais pas de quoi tu parles, souffla Hélène, impuissante et désarmée. Il était inutile de poursuivre la conversation puisqu’ils n’étaient pas sur la même longueur d’onde. Elle marqua une pause et continua sur un ton neutre : Franchement, moi, je ne sais pas ce que je ferais si quelqu’un m’avait prise pour une prostituée ?!
– C’est différent, tu es une adulte, argumenta-t-il. Tout le monde parle comme ça au collège.
– Je ne crois pas. Je me sentirais salie. Méfie-toi de ce que tu entends.
– Mais… Mais je ne voulais pas dire ça.
– Je sais. Tu l’expliqueras à Clémence, conclut-elle en ouvrant ses bras pour serrer son fils contre elle.
Quelques mois plus tard, Théo et Clémence fréquentaient le même lycée, mais se trouvaient dans deux classes différentes. Malgré de timides excuses prononcées par Théo, leur amitié ne put résister à l’épreuve. Ils passaient l’un à côté de l’autre sans se dire bonjour, et évitaient de déjeuner à la même table.
La vie de la famille Marchal suivit son cours…

 

Firouzeh Ephreme

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