La princesse des pierres (conte)

La princesse des pierres

 LA PRINCESSE DES PIERREDans un beau et vaste royaume, un peuple menait une vie prospère. Cependant, le pays était entouré d’une chaîne montagneuse et beaucoup d’hommes rêvaient de la franchir pour découvrir le reste de la terre. Hélas, tous ceux qui avaient tenté l’aventure y avaient laissé la vie. Sur ordre du roi, il fut donc interdit de s’approcher de la montagne et à plus forte raison de l’escalader.

Un jour, le jeune Prince, prénommé Pierre, se promenait seul près de la montagne. Il regarda le sommet le plus élevé et se dit :
« Il serait grand temps que quelqu’un prenne enfin son courage à deux mains pour franchir cet obstacle qui coupe le royaume du reste du monde. »
Il se lança dans l’aventure et commença à escalader la paroi. Mais à mi-parcours, les prises devinrent si difficiles qu’il dut se rendre à l’évidence : impossible de continuer à monter, ni même de redescendre sous peine de se briser les os. Déplorant son sort, le Prince murmura désespérément :
« Ah, Montagne, si tu pouvais m’entendre, si tu pouvais venir à mon secours, je t’accorderais ce que tu me demanderais. »
– C’est entendu !
La voix, qui lui avait répondu, venait de la Montagne. Elle poursuivit :
–  Je te laisse la vie sauve, mais le moment venu, tu te marieras avec la Princesse des Pierres.
– C’est promis, accepta le Prince en tremblant, le regard tourné vers le vide.
À cet instant, quelques pierres bougèrent, un escalier se dessina et le Prince descendit sain et sauf.

Plusieurs années s’écoulèrent…

Firouzeh Farzaneh- Ephrème

Parlez-moi des mots du cœur

Parlez-moi des mots du cœur

Jadis, en Perse vivait un roi. Son vizir était très intelligent et très sage. Ce dernier n’avait qu’une fille prénommée Shadi, à laquelle il donnait toute son affection et tout son amour. Un jour, le roi demanda au vizir d’aller à l’étranger, de parcourir les pays et de décrire toutes les belles choses qu’il verrait sur son chemin. Le vizir resta sur place un instant, la tête penchée, sans rien dire : il réfléchissait.
– S’il s’agit de votre fille, dit le roi, vous pouvez me la confier, à moi et à la reine. Nos enfants ont grandi ensemble, elles sont comme des sœurs.
– Mon bon roi, si vous me le permettez, dit le vizir, je préfère l’emmener avec moi.

Une semaine plus tard, le vizir, accompagné de gardes, de domestiques, de secrétaires, d’un cuisinier et bien sûr, de sa fille, se mit en route vers les villes lointaines…

Vidéo en persan